Manchester-Cancun

5 février 2017

Cela devient une habitude. Pour chacun de mes départs je me trouve confronté aux attentions très spéciales de l’employée chargée de me réceptionner. Refus d’embarquement en octobre sous le prétexte que je n’avais pas de vol retour. Cette fois-ci à Manchester, après avoir scanné mon passeport l’employée me dit qu’il me faut un visa, ce qui est parfaitement stupide. Elle a passé un appel, consulté ses collègues et sa direction. Sa direction lui a donné la bonne réponse : c’est absurde. Finalement elle m’a donné mon billet d’embarquement. En tout ces différentes vérifications auront tout de même pris plus d’un quart d’heure. Dans l’hypothèse où on m’aurait demandé de justifier le fait que je n’avais pas de billet de retour, j’avais tous les justificatifs possibles, mais cette fois-ci le fait que je présente un aller simple n’a suscité aucune interrogation.

Une fois la question du visa réglée, reste celle des bagages. Je n’ai prévu aucun bagage en soute, je dispose d’une petite valise à roulettes qui est parfaitement adaptée pour voyager en bagage acompagné, mais selon l’emplyée elle ne doit pas peser plus de 6 kilos. A l’intérieur il y a mon petit sac à dos et je fais une répartition qui élève mon nombre de bagages à trois.

Direction le contrôle des bagages. Ailleurs c’est rigoureux mais à Manchester ce n’est vraiment pas une plaisanterie. Ma petite valise à roulettes, la sacoche de mon ordinateur et mon petit sac à dos sont en train de faire des petits avec ma tablette, mon chargeur de quai, mon laptop, mes clés, mes dossiers et bien sûr, ma veste et ma ceinture. Mes affaires sont dispersées dans sept bacs en plastique. Je suis fouillé au corps comme les copains. J’ai des difficultés à retrouver des objets qui ont suivi chacun leur trajectoire. Tout est brassé, tout est passé au peigne fin. Un tube de dentifrice presque vide va rejoindre ma valise après avoir été introduit dans un sac en plastique. L’employé fouille chacun de mes bagages et il les fait ensuite passer une deuxième fois dans le scanner !

Une fois passés les contrôles, le duty free fait contraste avec la zone où l’on avait plutôt l’impression d’être les réfugiés d’une zone en guerre. L’opulence et le luxe incitent à croire que certains passagers voyagent pour faire du shoping plutôt que pour voir du pays.

Ensuite je m’inquiète de ne pas avoir trouvé le numéro de la porte d’embarquement sur ma carte d’embarquement mais c’est normal, elle apparaît sur l’écran seulement au moment de l’embarquement. Encore un petit plus pour une ambiance détendue !

A l’arrivée à Cancun nous sommes bien deux cent touristes à faire la queue au contrôle d’immigration. Après plus d’une demi heure d’attente, je donne le formulaire que j’ai rempli dans l’avion, mon passeport est tamponné.

– Bienvenido à Mexico !

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