RECITS     LIENS     A PROPOS

Jules Compacteur

Sa maison

La maison de Jules

Cliquez sur un étage -

Rez de chaussée

Les bureau

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Dossier X

J.C. suit toujours un ordre rigoureux. Il a pour habitude de tracer les initiales du client sur le dossier. Et voici un client dont les initiales sont identiques aux siennes : J.C. pour Jules Compacteur. Il a à peine entrepris de rédiger sur ce dossier mais il hésite sur la première phrase, il trébuche sur le premier mot. Sait-il vraiment écrire ? Le dossier concerne une entité mi-homme, mi-dieu, un item dont la nature n'a jamais été clairement définie. C’est une histoire très compliquée, celle de un personnage prêt à endosser à lui seul la culpabilité de l'ensemble l'humanité ! Comme Jules est résolu à adopter des démarches simples il s’en tient au fait que la croix est le symbole généralement reconnu pour évoquer cet individu il en vient à l'essentiel . Jules trace la lettre X sur le dossier.
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Au commencement

Le verbe ne s’adresse ni à Dieu ni à Diable. Quand pour un instant le désir se tait, les mots s’unissent en phrases pour que la parole s’élève en un chant qui dit le vrai. La parole résonne dans le recueillement des lieux éloignés des tumultes du commerce. La parole dit sa reconnaissance envers le monde. Elle dit l’infinie beauté des plantes, des animaux et de toutes choses qui permettent à cette bouche de s’ouvrir et de remercier de la grâce qui lui est faite. Cette parole a renoncé à la facilité d’une croyance. Elle n’a pas de certitude, elle questionne le monde, elle dit sa volonté de comprendre. Elle exprime l’espoir d’approcher un peu d’une vérité toujours cachée. -

Au nom du GoodGold

Ils invoquent le nom du GoodGold. Ils fléchissent sous le joug de son absence et ils courbent le dos pour gagner leur pain. Quelques soubresauts les agitent quand vient le soir. Lorsque les ventres s’arrondissent ils s’étonnent de la grandeur du mystère et ils se parent du titre de Créateurs. C’est une agitation qui produit un engeance nuisible, une nuée qui prolifère et s’approprie l’espace, une variété de mammifères incapable de maîtriser ses déjections. Elle s’organise en des tribus qui marquent leur territoire d’une boue putride. C’est une engeance qui envahit l’espace de ses créations grotesques en laissant derrière elle un amoncellement d’objets inutiles. Son passage étouffe la vie et il est jalonné de monuments qui glorifient la mort. Quelques kilos de jouets en plastique, quelques boîtes de photos floues, un nom inscrit sur quelques registres, cette fureur pour manifester l’originalité d’une présence deviendra indécente. Un vent léger dispersera une poussière, elle effacera le dernier vestige du passage de ces êtres qui se sont proclamés uniques. -

A l'étage

Sous les toits

Le premier étage. -

Des volets qui grincent

Jules Compactor habite une bicoque dans le 12ème à Paris. Il y a des volets qui grincent et cela sent un peu la pisse de chat dans les escaliers. La maison de Jules Compactor est organisée simplement. Son bureau et ses dossiers sont au rez de chaussée. Il dort au premier étage. Quand les pluies sont fortes cela fuit un peu, mais JC en a pris son parti.
Les journées de Jules s’organisent à la manière d’un concert. Elles comportent différents mouvements. Il aimerait pouvoir les apprécier comme des symphonies mais il a parfois la certitude d’avoir vécu un fiasco.
Il commence chaque journée avec la détermination de réaliser des œuvres grandes et belles. Il veut sourire dès le saut du lit à un jour nouveau. Pourtant s’il tente de se réjouir d’être encore là, il ressent la nécessité d’établir une continuité, de donner un sens à ce qui est tout d’abord un lendemain. La fin d’une journée n’offre pas ce temps propice au débriefing, celui auquel on procède avec ses copains à l’issue d’une plongée en scaphandre autonome. Le soir est pour lui un temps incertain entre la veille et le sommeil, un temps où toutes les questions surgies de ses différentes enquêtes deviennent trop nombreuses et rendent sa pensée confuse.
Chaque nuit offre un asile, une évasion de la conscience, un prélude à l’écriture d’histoires nouvelles. Où en étais-je ? Le simple énoncé de cette question de cette lourde évidence qui veut qu’aujourd’hui est le lendemain d’hier, marque le début de chaque journée d’une inquiétude. Que reste t’il de la journée d’hier dans ma mémoire? Qu’a t’on voulu y imprimer ? A quelles manipulations les marchands du temple se sont-ils livrés pour encombrer ma cervelle ? Puis-je encore citer le livre ou le film qui m’à servi d’accessoire pour agrémenter mes heures d’éveil ?

Jules jouit de ce privilège d’être délivré des obligations nécessaires à la survie de son être. Il n’a pas un mur à peindre ou une locomotive à conduire pour gagner son pain. A la façon d’un vieux sage il se concentre sur le tracé de quelques idéogrammes. Avec la lecture des symboles qui composent la page écrite hier, il cherche une continuité, un commencement, celui qui va lui permettre de devenir à nouveau Jules. Il tentera alors de trouver la réponse à toutes les questions dont il a rempli les tirroirs de son bureau -

Big Bang

Jules Compacteur est réveillé par des cris d'enfants. Il s'interroge sur la responsabilité d'une humanité prolifique qui épuise les ressources de la planète. Les nuisances sonores de l'école voisine envahissent l'espace tandis qu'il s'inquiète de sa part de responsabilité dans une expansion démographique dont les conséquences immédiates se manifestent sous une forme tangible. Il se dit qu'il est un peu tôt pour développer une thèse et bien qu'il n'ait plus l'impérative nécessité de pourvoir aux besoins alimentaires de sa descendance, il émerge péniblement de sa nuit.

JC aime surtout ce lieu pour son caractère reposant. Cela lui permet de se refaire une santé. Sur le plan financier c'est un bain de jouvence. Dans son réduit il dispose d'une connexion très spéciale qui lui permet de remettre ses comptes a zéro. Il suit l'exemple de son prédecesseur qui multipliait les pains : à ses heures JC est un hacker. Big Bang, Reset ... C'est comme vous voulez ... ici RAZ pour une remise à zéro.
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