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Grainsalt.com est apparu le 19 mars 2003 alors que je vivais en Polynésie . A l'époque l'écriture de mes pages dynamiques reposait sur html et asp. J'avais découvert l'informatique en autodidacte, avec la première version de MSDOS. Les premiers compatibles P.C. apparaissaient ainsi que différentes versions du langage Basic. Par la suite j'ai bénéficié d'une année de formation auprès de l'Université de Nantes, alors que l'Education Nationale mettait en place une Option Informatique dans les lycées. Cette formation a été pour moi un passage de ce qui est généralement qualifié de "bidouille" à quelque chose de plus sérieux. Chacun d'entre nous connait une relation particulère avec son étrange lucarne. En ce qui me concerne mon mode d'utilisation actuel conserve l'empreinte de ma découverte initiale. J'ai longuement travaillé sur mon application CGAO (Comptabilité Générale Assistée par Ordinateur) destinée à évaluer l'enregistrement des écritures comptables. L'objectif était d'éviter un travail répétitif de correction en lui substituant l'utilisation d'une base de données. Cette démarche se trouvait limitée à l'époque par des contraintes d'équipement.
L'écriture du code informatique présente un aspect ludique qui en explique tout l'attrait. La compréhension du code suppose que l'on s'y investisse. Dès lors que les règles d'un langage sont assimilées, le jeu consiste à atteindre un objectif en surmontant les contraintes d'une communication basée sur un principe définitivement binaire qui veut que le courant passe ou ne passe pas. La construction algorithmique ne sera pas sanctionnée par une appréciation biaisée de subjectivité, le verdict est donné par la machine. Face à ce comportement obtus, le programmeur n'a que deux armes à sa disposition qui sont son génie et son obstination. Si j'ai conscience d'avoir bien progressé depuis l'écriture de ma première page html, le temps considérable que j'ai consacré au code ne me permet pas d'avoir la conviction de mon génie. Je suis également conscient du fait que les progrès que j'ai obtenus dans la présentation de mes pages proviennent en grande partie de l'évolution de la syntaxe du code.
L'écriture du code a pour premières règles l'efficacité et la concision. Dans cette démarche la liberté n'est pas tout à fait absente, dans la mesure où plusieurs démarches sont possibles pour atteindre un résultat.
Le processus qui régit l'écriture d'un récit et évidemment très différent et on peut même dire qu'il n'a rien à voir, hormis le fait que l'on doit aussi avoir recours à un clavier.
En consacrant une grande partie de mes pages à l'écriture de récits, j'ai constaté que si le choix du navigateur comme support de présentation présentait un intérêt, la machine ne permettait pas nécessairement d'alléger mon travail de création. Bien au contraire si l'on tente de l'utiliser pour aller au delà d'une présentation linéaire du texte.
Après de vains débats sur la place dévolue aux différents supports, la page numérique apparait aujourd'hui avec ses atouts et ses faiblesses. Je me suis intéressé à la possibilité de varier les modes d'accès au récit. Peut on donner une place à l'image et au jeu à côté d'un texte prétendant à quelques qualités littéraires ? J'ai trouvé ma démarche après de multiples tentatives. L'organisation de mes récits et de mes photos de voyages m'a permis d'améliorer la présentation de mes rubiques et d'améliorer un ensemble de procédures.

Jean-Max Thuille


Du même auteur : Blog Grainsalt.org

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